Court & Bref, la mini-interview avec Caroline Pozmentier-Sportich !

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Jamais 2 sans 3 ! Caroline Pozmentier-Sportich  Adjointe au Maire de Marseille déléguée à la Sécurité Publique et à la Prévention de la Délinquance -Vice-présidente de la Région PACA déléguée aux Relations Internationales -Présidente fondatrice de la Chambre de Commerce France-Israël Marseille-Provence (CCFI-MP), m’adresse sa copie à quelques heures de ce 11 mai. H-6 me dit-elle, par retour de mail. Ce sera donc le dernier portrait de l’Edition “Court & Bref”.

Bonjour Caroline, merci de m’accorder quelques instants.

Comment vivez-vous ce confinement ?

Le confinement je l’ai vécu comme l’occasion enfin de me rapprocher de mes proches famille, amis . Mes enfants-adultes étaient avec moi et nous avons beaucoup échangé et partagé  m’obligeant à me réinventer en noyau de la cellule familiale ! Parfois épuisant mais à la sortie tellement enrichissant pour le jour d’après.

Que faites-vous pendant cette période de confinement ?

Les premières semaines ont été rythmée par une envie folle de créativité en cuisine, en écriture, souhaitant ne perdre aucun instant pour partager. J’ai été en contact avec de magnifiques bénévoles qui étaient sur le terrain .

J’ai pris régulièrement de leurs nouvelles afin d’essayer d’apporter ma pierre à l’édifice de cet élan de solidarité qu’ils ont concrétisé avec détermination. Je suivais jour après jour les boucles d’entraide qui naissaient sur watsap, Télégram ou simplement par téléphone. J’ai également maintenu le lien avec les équipes avec lesquelles j’ai la chance de travailler depuis des années dans mes missions d’élue. Ils étaient sur le pont face à la propagation du virus et je suis fière de notre réactivité et de voir comment ils ont su s’adapter.

Une chose dont vous avez pris le temps de faire et que vous ne faites pas normalement ?

Accepter de me poser plus d’une heure et m’évader devant un film ou de dévorer un livre sans la culpabilité de le refermer pour des « obligations ». Prise de conscience des priorités ! Mais aussi passer quelques heures en tant que bénévole dans l’usine de parfum « Corania » qui au nom de la solidarité a transformé ses chaines de production afin de fabriquer du gel hydro-alcoolique .

 Si vous deviez trouver un avantage au confinement ?

Sur le plan personnel c’est de ne pas remettre au lendemain et de prendre le temps de faire ce qui s’attache au quotidien. Sur le plan professionnel les réunions en visio-conférence démontrent à quel point nous pouvons loin des bavardages et des réunionites être efficaces si l’on ne perd pas de vue que face à la crise l’humilité , le dialogue et l’écoute sont des moteurs. Sans compter, est c’est un des piliers sur lequel nous devons être rassemblés, avec les mesures du  confinement la Nature a occupé l’espace, laissé un temps par l’activité humaine ; l’humanité prête plus d’attention à l’environnement.

Avez-vous un conseil à donner pour bien vivre ce confinement ?

Peut être n’a-t-elle plus d’intérêt cette question ?)

 Cet arrêt quasi-total invite bon nombre d’individus à réfléchir, se mettre en question, faire des choix ou bien tourner des pages. Vous a-t- il fait songer à vous remettre en question ? A éprouver une certaine nostalgie, à prendre conscience d’un regard tout autre sur les gens ou bien, au contraire, cela ne change rien en vous ?

Plus qu’une remise en question, face à la crise pour moi aujourd’hui c’est la  volonté de renouvellement , de recommencer avec une « nouvelle manière » de voir les choses qui m’anime. Quand on voit l’entraide et la collaboration se développer spontanément face aux difficultés cuisantes que fait émerger la crise, il est clair que nous pouvons, construire ensemble public-privé-citoyen un modèle durable.

On découvre ou on redécouvre des coups de cœur. Livre, musique, cuisine, sport et bien d’autres encore…. Est-ce qu’il y en un ou plusieurs qui vous font renouer avec des influences de votre passé ou allez-vous vers la découverte de nouvelles initiations ?

J’ai aimé suivre les initiatives citoyennes sur les réseaux sociaux ou encore  les lectures publiques organisées par  Sophie Nahum avec la DILCRA (« Les Dernier ») et le Mémorial de la Shoa .Et puis pour être totalement transparente j’ai chaque jour pris des heures pour me consacrer à mes missions d’élue, certes digitalisées très présentes dans mon agenda de confinée.

Comment vous préparez-vous à « la sortie » ?

A J-1 je participerai au dé-confinement progressif je souhaite ne rien perdre de l’enseignement de cette situation à laquelle nous sommes confrontés depuis le confinement. Je suis prête pour la sortie pour un jour « nouveau », parce que j’ai pu aussi participer à la co-construction des dispositifs mis en place pour préparer le « jour d’après ».

Comment voyez-vous le second semestre ?

L’urgence sociale et climatique et la crise économique devant nous, nous imposent de se serrer les coudes, j’espère que la « disruption » sera dans les esprits et dans l’action et sur la durée.

Merci pour votre sympathie et attention à m’avoir accordé vos réponses en quelques instants !

Merci à vous pour la qualité de votre interview et sa bienveillance, c’est aussi ça le « Jour Nouveau » au service du bien commun.

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