Court & Bref, l’après 11 mai avec Alexandre Aubert !

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Devant la foultitude de retours plus que positifs et de demandes, “Court & Bref” continue !

Une seule question se pose : « Et après ? » Penser à « l’après » est une façon de mobiliser ses forces positives pour un futur que l’on imagine meilleur !

Comment va-t-on retrouver Marseille ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective va-t-elle faire bouger les lignes ?

Territoire, environnement, culture, … dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques, politiques et culturels de notre Cité Phocéenne que je décide de développer. Incontournables de notre Cité Phocéenne, ils et elles concentrent l’espoir et la résilience d’un renouveau toujours possible.

Le meilleur est devant 🙂 Go Marseille !

Avec nous aujourd’hui, Alexandre Aubert, Benjamin des médaillé de la jeunesses, des sports et de l’engagement associatif, Sapeur-pompier volontaire au SDIS13, Membre bienfaiteur de Léo Lagrange méditerranée, Trésorier de l’Ordre de Malte Marseille, du cercle républicain du 21 septembre, de l’Union Pompier 13, Responsable Administratif et Financier du Comité d’Organisation du 127ème Congrès National des Sapeurs-Pompiers de France – Marseille 2020.

Bonjour Alexandre,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Nous sortons à peine du confinement. Pendant que les marseillais reprennent tout doucement une vie normale. Quel est le pouls de Marseille, aujourd’hui ?

 Il faut, je pense, se souvenir du passé. Si, aujourd’hui, ce virus s’appelle COVID19, hier et avant-hier, il s’appelait choléra et grippe espagnol. Nos aînés ont connu ce type d’évènement, bien plus tragique, il n’y a pas de fatalité puisqu’ils y ont réussi à faire face et à construire le monde d’après. Aujourd’hui, je vois des Marseillais et d’autres qui ont pris conscience de la valeur des choses essentiels (la famille, les amis, le temps …), de l’humain, de l’humanité en générale. A Marseille, ils sont nombreux à s’être mobilisés pour répondre à la détresse, jouer la carte de la fraternité et de la solidarité en tant de crise. Il va falloir continuer sur ce chemin, consolider les fondations, continuer à agir, ensemble pour tous ! Et puis à Marseille, nous sommes à jamais les premiers !, nous allons nous relever et sortir plus grand de ce désastre économique et sociale, pour cela, il va falloir jouer la carte du respect des gestes barrières.

Certains grands patrons français militent pour une « relance verte ». Des plans massifs d’investissements publics verts seraient le moyen le plus efficace pour relancer les économies, pour une après-crise plus soucieuse d’environnement. Pensez-vous qu’il faille une relance économique « verte » qui réindustrialise aussi l’économie de notre territoire ?

Je ne suis pas devin, bien trop jeune pour critiquer le passé et les choix historiques de notre Pays. Je suis néanmoins persuadé que la crise va avoir un impact fort sur des secteurs d’activités, qui va créer une situation économique compliqué pour de nombreuses entreprises avec une répercussion directe sur l’emploi. C’est inévitable ! Dès l’or, il faut se mettre en tête que le monde d’hier ne sera pas celui de demain, travailler pour se relever ! Je crois qu’il faut relocaliser car nous l’avons vécu, les chaines d’approvisionnement internationales sont à flux tendus et nous rendent beaucoup trop vulnérables. Il faut miser sur l’économie « verte », un outil pour créer de l’emploi, localiser l’industrie et  faire du Made in France. Prenons l’exemple de la voiture électrique, demain, nous pourrions créer nos chaines de productions, nos emplois mais aussi réduire notre dépendance au Pétrole et puis jouer la carte de l’écologie en réduisant notre production de CO2. Il faut voir plus loin, plus écolo, plus humain, plus vert tout en gardant les pieds en France !

 Selon la Banque de France, le confinement a coûté près de six points à l’économie française et l’activité économique en France a plongé de 27%  au mois d’avril par rapport à la trajectoire attendue avant la crise, en raison du confinement. Comment voyez-vous repartir l’économie de notre territoire ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective fera-t-elle faire bouger les lignes ?

 Environs 24 milliards d’euros ont été injectés dans le chômage dit partiel par l’Etat. Un levier qui a permis de préserver, un temps, nos emplois. Aujourd’hui, nous avons deux batailles à mener, celle sanitaire et celle économique, les deux doit être mené ensemble ! – Il faut reprendre le travail en présentiel ou à distance tout en respectant la distanciation sociale et les gestes barrières mais reprendre dans tous les cas pour relancer l’économie. Ce n’est plus la bataille de l’employeur mais celle de tous ! Voici le point de départ de ce que je pense être la conscience collective. Pour le reste, laissons faire l’Etat et nos Régions. Ici dans le SUD, nous avons la chance d’avoir un Président de Région mais également des Régions de France, Renaud MUSELIER, qui maintient le cap et actionne le levier nécessaire au maintien de l’économie régionale sans sortir de son champ de compétence. Croisons les doigts, mettons toutes les chances de notre côtés, nous allons arriver à surmonter collectivement la situation.

Comprendre la consommation de demain. La crise sanitaire a servi d’accélérateur à des tendances qui se dessinaient déjà. Hybride, made in France, petits créateurs, dans un monde post Covid-19, comment consommerons-nous ?

Je me suis recentré sur le commerce de proximité, j’ai privilégié nos petits marchands aux grandes enseignes, j’ai limité mes consommations au stricte nécessaire. J’ai observé, beaucoup, de personnes faire de même. Je pense que l’avenir sera le « Made in France ! » et le « consommons raisonnable et raisonné !».

Le mois de mai nous amène progressivement vers l’été, saison de distractions. La culture est le reflet d’un monde polymorphe à la pluralité des sens.  Dans un sens courant, elle évoque généralement la connaissance des œuvres de l’esprit : littérature, musique, danse, art, etc. Et demeure aussi un « héritage social ».  Quelle « culture » aimeriez-vous voir à Marseille ?

 Marseille est une ville cosmopolite, ou se mélange les cultures. Je pense que cette crise jouera un rôle important dans le regard à l’autre. Je vois un Marseille, ou à défaut de pouvoir s’évader au-delà des frontières, l’intelligence collective vient se mélanger à la culture collective. Je vois des gens avec des richesses différentes partager sans a priori en toute fraternité des temps de rigolades, d’amusements, de partage des cultures, de solidarité et des richesses du cœur. Ma culture pourra s’appeler « ensemble après ! ».

Enfin, comment voyez-vous Marseille « demain » ?

Je vois une ville renaître de ses cendres, une ville nouvelle, plus humaine, plus solidaire et sans distinctions. Un Marseille qui laissera sa chance à toutes celles et ceux qui veulent la saisir. Un Marseille au cœur de l’humain tout simplement !

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

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