Court & Bref, l’après 11 mai avec Christine François-Kirsch  !

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Devant la foultitude de retours plus que positifs et de demandes, “Court & Bref” continue !

Une seule question se pose : « Et après ? » Penser à « l’après » est une façon de mobiliser ses forces positives pour un futur que l’on imagine meilleur !

Comment va-t-on retrouver Marseille ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective va-t-elle faire bouger les lignes ?

Territoire, environnement, culture, … dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques, politiques et culturels de notre Cité Phocéenne que je décide de développer. Incontournables de notre Cité Phocéenne, ils et elles concentrent l’espoir et la résilience d’un renouveau toujours possible.

Le meilleur est devant 🙂 Go Marseille !

Avec nous aujourd’hui, Christine François-Kirsch, Conseillère en Communication Politique auprès du candidat à la Mairie de Marseille, Bruno Gilles (ex-LR), romancière « Une illusion Parfaite” et “Point de fuite”, sortis chez BoD éditions en 2017 et 2019, ancienne responsable du pôle éditorial et journaliste institutionnelle au sein de la direction de la Communication du Département 13, ancienne journaliste indépendante puis journaliste politique à La Provence.

Bonjour Christine, merci de m’accorder, à nouveau, ces quelques instants.

Bonjour Béatrice. Toujours ravie de répondre à vos questions!

 Nous sortons à peine du confinement. Pendant que les Marseillais reprennent tout doucement une vie normale. Quel est le pouls de Marseille, aujourd’hui ?

Vous savez, même si nous avons coutume de dire en politique que Marseille est une et indivisible, ce déconfinement progressif montre que nous n’avons pas tous vécu de la même manière cette période étrange. Je croise du monde, moi qui vis en centre-ville. C’est bon de voir les commerces rouvrir et les rues s’animer un peu. Mais on sent aussi de l’angoisse, psychologique d’abord, économique ensuite.

Alors, pour répondre à votre question, le pouls bat de façon irrégulière. Lentement avant de s’emballer… Un peu comme de la tachychardie…

Certains grands patrons français militent pour une « relance verte ». Des plans massifs d’investissements publics verts seraient le moyen le plus efficace pour relancer les économies, pour une après-crise plus soucieuse d’environnement. Pensez-vous qu’il faille une relance économique « verte » qui réindustrialise aussi l’économie de notre territoire ?

Une chose a été assez marquante pendant ces sept semaines d’arrêt quasi-total: on ne parlait plus de réchauffement climatique et assez peu finalement de problèmes environnementaux. Or, ils sont toujours là. Et bien là.

D’un côté, on ne peut pas crier haro sur le libéralisme qui a permis au cours des  décennies précédentes de réduire de façon importante la pauvreté dans le monde. Mais de l’autre côté, on doit réfléchir et agir « Vert ». L’économie verte a également une autre valeur : elle génère du sens pour celles et ceux qui y participent.

 Selon la Banque de France, le confinement a coûté près de six points à l’économie française et l’activité économique en France a plongé de 27%  au mois d’avril par rapport à la trajectoire attendue avant la crise, en raison du confinement. Comment voyez-vous repartir l’économie de notre territoire ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective fera-t-elle faire bouger les lignes ?

 Je ne souhaite pas polémiquer, mais il me semble aberrant d‘avoir arrêté notre économie en raison du Covid-19. On ne mesure pas encore l’impact de la catastrophe économique sur la vie concrète des gens mais cela risque d’être vertigineux.

Faisons confiance aux entrepreneurs de notre territoire, et aux structures qui les accompagnent. Mais par pitié, facilitons la vie des entreprises. Haro à l’abus d’administration partout ! Il faut fluidifier.

Je pense aussi que les collectivités doivent se concentrer sur leurs compétences et toutes tirer dans le même sens.

Comprendre la consommation de demain. La crise sanitaire a servi d’accélérateur à des tendances qui se dessinaient déjà. Hybride, made in France, petits créateurs, dans un monde post Covid-19, comment consommerons-nous ?

Je ne suis pas sociologue et experte dans ces questions. Cependant, je vois plusieurs tendances, sinon contradictoires, du moins complémentaires. Moins de consommation pulsionnelle pour certains quand d’autres peuvent attendre des heures pour acheter un vêtement ou un burger.

Il y a une chose dont je suis certaine: le consommateur est celui qui a le pouvoir d’acheter ou non. Rien n’oblige personne à acheter une paire de baskets à un prix prohibitif et confectionnée au bout du monde pour un salaire de misère… sinon de tomber dans le piège du marketing… Par indifférence ou par méconnaissance. Allons-nous modifier collectivement nos usages? Je ne le crois pas… A la marge, sans aucun doute…

Le mois de mai nous amène progressivement vers l’été, saison de distractions. La culture est le reflet d’un monde polymorphe à la pluralité des sens.  Dans un sens courant, elle évoque généralement la connaissance des œuvres de l’esprit : littérature, musique, danse, art, etc. Et demeure aussi un « héritage social ».  Quelle « culture » aimeriez-vous voir à Marseille ?

J’aimerais d’abord que la culture soit considérée comme un bien essentiel, et pas seulement à Marseille d’ailleurs… Comme disait l’écrivain, la culture, c’est ce qu’il reste quand on a tout oublié. Dans ce monde de l’après, j’aimerais que la culture soit accessible. Je m’explique: la culture doit être bouillonnante, qu’il s’agisse de théâtre ou de café-théâtre, de cinéma, d’arts de la rue, de poésie, de musique(s), de littérature(s). J’aimerais vivre dans une ville où je n’arrive pas à choisir… En résumé, j’aimerais crouler sous les offres, peu importe la culture! La culture, c’est ce qui fait joie.

 Enfin, comment voyez-vous Marseille « demain » ?

Plus verte, plus « intelligence artificielle », plus culturelle donc, plus festive, plus imaginative et bien plus solidaire. Dépasser, enfin, la carte postale pour regarder ce qu’il y a derrière et traiter les gros problèmes qu’a accumulés cette ville depuis si longtemps. Bref, je voudrais une ville cohérente et ambitieuse…

Pas facile, n’est-ce pas?

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Merci Béatrice pour vos initiatives!

 

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