Court & Bref, l’après 11 mai avec Georges Garat !

Publié sur

Devant la foultitude de retours plus que positifs et de demandes, “Court & Bref” continue !
Une seule question se pose : « Et après ? » Penser à « l’après » est une façon de mobiliser ses forces positives pour un futur que l’on imagine meilleur !

Comment va-t-on retrouver Marseille ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective va-t-elle faire bouger les lignes ?

Territoire, environnement, culture,etc… dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques, politiques et culturels de notre Cité Phocéenne que je décide de développer. Incontournables de notre Cité Phocéenne, ils et elles concentrent l’espoir et la résilience d’un renouveau toujours possible.

Le meilleur est devant…Go Marseille !

Avec nous aujourd’hui, Georges Garat,  homme de commerce, à la tête d’une boutique de prêt-à-porter de vêtements élégants pour hommes, élu à la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence (CCIMP).

Bonjour Georges,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Nous sortons à peine du confinement. Pendant que les marseillais reprennent tout doucement une vie normale. Quel est le pouls de Marseille, aujourd’hui ?

Le pouls de Marseille est, aujourd’hui, assez varié. Il dépend encore de certains évènements qui se produisent dans la ville. Nous en avons eu le cas, mardi soir avec les manifestations sur l’avenue du Prado. C’est assez surprenant. Hormis cela, on ressent un enthousiasme. Une envie de se faire plaisir. Une bonne ambiance de la part de celles et ceux qui ont retrouvé « l’extérieur ». J’ai la chance de travailler avec mes fidèles clients. J’espère que la majorité de la population va tirer des leçons de ce confinement. L’enthousiasme est là mais il sera encore plus présent lorsque les cafés, brasseries et restaurants  rouvriront. Je suis confiant. Je pense que ce sera un peu plus compliqué pour les plagistes.

Certains grands patrons français militent pour une « relance verte ». Des plans massifs d’investissements publics verts seraient le moyen le plus efficace pour relancer les économies, pour une après-crise plus soucieuse d’environnement. Pensez-vous qu’il faille une relance économique « verte » qui réindustrialise aussi l’économie de notre territoire ?

C’est une bonne chose. Une partie des habitants en ont pris conscience. Changer des habitudes depuis tant d’années n’est pas évident. Il faut relancer en « économie verte » le local, les prestations de qualité. Je pense que la mondialisation est en train de perturber, de ralentir l’agriculture, les petits détaillants et nos ateliers de production. Mais pour cela, est-ce que le consommateur est prêt ? Là est la question…

Selon la Banque de France, le confinement a coûté près de six points à l’économie française et l’activité économique en France a plongé de 27%  au mois d’avril par rapport à la trajectoire attendue avant la crise, en raison du confinement. Comment voyez-vous repartir l’économie de notre territoire ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective fera-t-elle faire bouger les lignes ?

C’est un pari assez osé. Je pense qu’il y a plus de 27 % de paralysie sur le mois d’avril. Si je dois y croire, j’y croirais en cas de non-récidive de l’épidémie. Tirons une leçon et adoptons-nous pour le futur en ne mettant pas nos œufs dans le même panier. Et mettons un palier entre chaque marche en posant un pied sur un chiffre d’affaires au lieu d’en vouloir trop.

Comprendre la consommation de demain. La crise sanitaire a servi d’accélérateur à des tendances qui se dessinaient déjà. Hybride, made in France, petits créateurs, dans un monde post Covid-19, comment consommerons-nous ?

Un peu plus intelligemment. Des achats plus réfléchis. Être prêt à payer un peu plus cher ce que l’on n’était pas prêts de faire avant, afin de consolider cette consommation et le raisonnement des consommateurs. Respecter une discipline pour la consommation. Promotions, soldes à peine sorti du confinement…En procédant ainsi, je pense que les commerçants s’induisent en erreur eux-mêmes, se basant sur le modèle des mastodontes de chaînes de magasin. Mon métier, c’est d’observer. Malheureusement, je remarque que la jeunesse d’aujourd’hui a beaucoup d’efforts à faire car influencée par les achats en ligne. Elle aurait intérêt à être conseillée, parfois, par des professionnels de l’habillement. La culture vestimentaire ne s’apprend pas comme ça. Il n’y a plus de style, de bon goût.

Enfin, comment voyez-vous Marseille « demain » ?

Je suis assez optimiste pour Marseille, « demain ». Elle est très belle. Avec une situation géographique parfaite. On parle d’elle dans le monde. Il serait souhaitable  que nos responsables politiques s’entourent de gens compétents à leurs postes. Qu’ils aient la connaissance de la fonction qu’on leur attribue. Les pistes cyclables ne sont, malheureusement pas, très agrémentées ou adaptées à notre mode de vie et à la circulation marseillaise.  Marseille est à part des autres villes pour cela aussi … !

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

https://www.georgesgarat.fr/

signature

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Il n'y a pas encore de commentaire.

Précédent
Court & Bref, l’après 11 mai avec Jean-Baptiste Jaussaud  !
Court & Bref, l’après 11 mai avec Georges Garat !