Court & Bref, l’après 11 mai avec Isabelle Campagnola-Savon!

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Dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques, politiques et culturels de notre Cité Phocéenne que je décide de développer.

Une seule question se pose : « Et après ? » Penser à « l’après » est une façon de mobiliser ses forces positives pour un futur que l’on imagine meilleur ! Comment va-t-on retrouver Marseille ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective va-t-elle faire bouger les lignes ?

Go Marseille, le meilleur est devant ! 😉

Avec nous aujourd’hui, Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère Régionale Déléguée à l’Economie, Vice-présidente de la Commission Économie, Conseillère Municipale, Conseillère Métropolitaine à la Ville de Marseille.

Bonjour Isabelle,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Nous sortons à peine du confinement. Pendant que les marseillais reprennent tout doucement une vie normale. Quel est le pouls de Marseille, aujourd’hui ?

Le cœur de Marseille s’est remis à battre, l’activité reprend petit à petit avec une montée en puissance avec l’ouverture tant attendu des bars et des restaurants.

Les marseillais ont été solidaires et ont joué le jeu pendant cette période de confinement, mais nous sommes des méditerranéens et la convivialité et l’enthousiasme sont dans notre ADN. Aujourd’hui nous retrouvons enfin notre ville telle que nous l’aimons, vivante, accueillante, sincère.

 Certains grands patrons français militent pour une « relance verte ». Des plans massifs d’investissements publics verts seraient le moyen le plus efficace pour relancer les économies, pour une après-crise plus soucieuse d’environnement. Pensez-vous qu’il faille une relance économique « verte » qui réindustrialise aussi l’économie de notre territoire ?

Bien entendu que la relance passera aussi par l’économie verte.

Aujourd’hui les grands patrons ont la conviction que loin d’être une contrainte, la transition écologique peut-être une incroyable opportunité.

La croissance verte sera la croissance de demain, une formidable source de richesse et d’emplois si nous nous en donnons les moyens.

C’est la raison pour laquelle à la Région Sud, notre président Renaud Muselier, les a souhaité à la hauteur de l’enjeux, en impulsant le lancement de notre plan climat une « Cop d’Avance » et pour lequel nous avons investi plus d’un milliard d’euros.

 Selon la Banque de France, le confinement a coûté près de six points à l’économie française et l’activité économique en France a plongé de 27%  au mois d’avril par rapport à la trajectoire attendue avant la crise, en raison du confinement. Comment voyez-vous repartir l’économie de notre territoire ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective fera-t-elle faire bouger les lignes ?

Je l’espère, on a fait au mieux avec un travail fastidieux de remontées du terrain pour adapter nos dispositifs régionaux au plus près des besoins des entreprises.

On en laissera aucune au bord de chemin, s’il le faut et si c’est possible, on continuera a les accompagner et on travaillera au cas par cas.

Les lignes vont bouger, il ne peut pas en être autrement si on veut réussir.

Les entreprises ont forcément dû s’adapter durant cette période elles se sont réinventées, et cette prise de conscience ne va pas s’arrêter du jour au lendemain car l’économie est repartie.

L’après-Covid sera forcément différent.

 Comprendre la consommation de demain. La crise sanitaire a servi d’accélérateur à des tendances qui se dessinaient déjà. Hybride, made in France, petits créateurs, dans un monde post Covid-19, comment consommerons-nous ?

Nous consommerons plus local.

Il faut relocaliser une partie de nos industries sur notre territoire de manière à ne plus subir cette dépendance telle que nous l’avons vécue et c’est également en cohérence avec notre « Cop d’avance »!

Le mois de mai nous amène progressivement vers l’été, saison de distractions. La culture est le reflet d’un monde polymorphe à la pluralité des sens.  Dans un sens courant, elle évoque généralement la connaissance des œuvres de l’esprit : littérature, musique, danse, art, etc. Et demeure aussi un « héritage social ».  Quelle « culture » aimeriez-vous voir à Marseille ?

Je n’ai pas de préférence particulière toutes sont les bienvenues, elles sont source d’inspirations et aujourd’hui plus que jamais l’évasion et l’inspiration sont un remède à cette période anxiogène.

Enfin, comment voyez-vous Marseille « demain » ?

Je vois Marseille toujours belle, par son architecture et son attrait touristique, par son développement économique qui l’a fait rayonner à travers le monde, par l’intensité de sa lumière, par cette ouverture sur la Méditerranée…..vous l’aurez compris j’aime ma ville, j’aime Marseille!

 Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

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