Court & Bref, l’après 11 mai avec Sylvia Poncet !

Publié sur

Devant la foultitude de retours plus que positifs et de demandes, “Court & Bref” continue !
Une seule question se pose : « Et après ? » Penser à « l’après » est une façon de mobiliser ses forces positives pour un futur que l’on imagine meilleur !

Comment va-t-on retrouver Marseille ? Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective va-t-elle faire bouger les lignes ?

Territoire, environnement, culture,etc… dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques, politiques et culturels de notre Cité Phocéenne que je décide de développer. Incontournables de notre Cité Phocéenne, ils et elles concentrent l’espoir et la résilience d’un renouveau toujours possible.

Le meilleur est devant…Go Marseille !

Avec nous aujourd’hui, Sylvia Poncet, auteure du roman « Gaby Deslys, Reine du Music-Hall ».

Bonjour Sylvia, merci de m’accorder, à nouveau, ces quelques instants.
Le plaisir est toujours là quand il s’agit de répondre à vos questions chère Béatrice. 
 
Nous sortons à peine du confinement. Pendant que les marseillais reprennent tout doucement une vie normale. Quel est le pouls de Marseille, aujourd’hui ?
Je ne peux vous répondre objectivement sur ce point puisque je n’ai pas eu à quitter mon quartier du nord de la ville depuis le début du confinement. 
 
Certains grands patrons français militent pour une « relance verte ». Des plans massifs d’investissements publics verts seraient le moyen le plus efficace pour relancer les économies, pour une après-crise plus soucieuse de l’environnement. Pensez-vous qu’il faille une relance économique « verte » qui réindustrialise aussi l’économie de notre territoire ?
Bien sur. Elle est indispensable.
 
Selon la Banque de France, le confinement a coûté près de six points à l’économie française et l’activité économique en France  a plongé de 27%  au mois d’avril par rapport à la trajectoire attendue avant la crise, en raison du confinement. Comment voyez-vous repartir l’économie de notre territoire ?
Les initiatives se construisent, mais seront-elles suffisantes ? Une prise de conscience collective fera-t-elle faire bouger les lignes ?
Il faudrait que cette crise profite à des comportements plus responsables, à tous les niveaux. Souhaitons que les belles initiatives vues pendant le confinement perdurent et prennent de l’ampleur. 
Comprendre la consommation de demain. La crise sanitaire a servi d’accélérateur à des tendances qui se dessinaient déjà. Hybride, made in France, petits créateurs, dans un monde post Covid-19, comment
consommerons-nous ?
Il me parait indispensable de permettre aux français de consommer “local”, de consommer aussi “qualitatif”, ce qui veut dire par conséquent rendre accessible ce mode de consommation au plus grand nombre. 
 
Le mois de mai nous amène progressivement vers l’été, saison de distractions. La culture est le reflet d’un monde polymorphe à la pluralité des sens. Dans un sens courant, elle évoque généralement la connaissance des œuvres de l’esprit : littérature, musique, danse, art, etc. Et demeure aussi un « héritage social ». Quelle « culture » aimeriez-vous voir à Marseille ?
Avec plus de 2600 ans d’histoire Marseille est infiniment riche. Donnons aux marseillais l’envie de découvrir plus avant leur patrimoine. Que cela soit par des livres, des expositions ou des spectacles sur le sujet. Même si déjà des lieux magiques comme le Mucem le font. Je rêve d’une offre plus importante. 
A mon niveau, par mon roman librement inspiré de la vie de l’artiste oubliée Gaby Deslys, première star mondiale du Music-Hall, j’ai tenté de remettre en lumière l’importance d’une native de la Cité Phocéenne dans l’Histoire du spectacle vivant. Et n’a t’elle pas légué sa Villa Gaby sur la Corniche Kennedy ainsi que son entière fortune à la ville?… 
Permettons également à toutes les franges de la population d’accéder à la culture. 
En tant qu’enseignante de théâtre auprès de jeunes publics ( ceux du centre ville en passant par ceux des quartiers sud et nord ) je me rends compte à quel point il important de transmettre à ces générations le goût de la connaissance de leur ville, de leur patrimoine matériel et immatériel si extraordinaire, car ce sont eux les créateurs du Marseille de demain.  
 
Enfin, comment voyez-vous Marseille « demain » ?
Tout dépendra du maire qui sera élu… Mais j’ai de l’espoir. De toute façon j’ai toujours eu l’espoir chevillé au corps ! 
Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !
 Merci à vous 🙂
signature

Qu'en pensez-vous ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Il n'y a pas encore de commentaire.

Précédent
Ivan Sigg, l’atypique effervescent
Court & Bref, l’après 11 mai avec Sylvia Poncet !