Court & Bref, l’entrepreneur et son entreprise avec Stéphane Soto !

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Dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques de notre Cité Phocéenne que je décide de développer.

Géographie économique et dynamique du territoire, de l’intelligence artificielle en passant par la robotisation jusqu’à l’humain et questions sur l’entrepreneur et son entreprise.

Go Marseille, le meilleur est devant ! 😉

Avec nous aujourd’hui, Stéphane Soto, Dirigeant d’Olympic Location, ancien Directeur Général de Medinsoft et tête de liste en binôme avec Solange Biaggi aux municipales sur la liste « Une Volonté pour le Deux-Trois »  auprès de Martine Vassal, dont il est le porte-parole.

Bonjour Stéphane,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Bonjour Béatrice, merci à vous. Toujours un plaisir !

Quelle est l’activité principale de votre entreprise ? Ses points forts et ses difficultés ?

Olympic Location est le leader de la location courte et moyenne durée de voitures et utilitaires en Provence avec un parc de plus de 1000 véhicules et 9 agences, en une dizaine d’années.

Avec une croissance de plus de 30 % par an dans un marché qui stagne, et face à des concurrents uniquement composés de multinationales, nous sommes plutôt heureux de cette progression.

Au quotidien, nous visons la perfection du service apporté à nos clients (souplesse, proximité, qualité de service et des véhicules). Alors, nous n’y arrivons pas souvent, mais nous essayons de nous en approcher le plus possible !!!

Si vous aviez 20 ans aujourd’hui et que vous rêviez de devenir entrepreneur, quel concurrent créeriez-vous à votre entreprise actuelle ?

Olympic Location est une entreprise 100% made in Provence. C’est sa force, et c’est ce qui fait que nous nous impliquons énormément au quotidien dans la vie culturelle, sportive et associative (surtout en ce moment où des tas d’assos formidables ont besoin de nous).

Mais c’est quelque part sa limite car ouvrir en région parisienne ne serait pas super bien vu ;).

Vous allez chez Google au cœur de la Silicon Valley rencontrer un profil qui collerait parfaitement à votre entreprise. Qu’est-ce que vous lui dites pour convaincre la personne de déménager demain et de venir travailler pour vous ?

Quand on connait la Silicon Valley, on sait qu’en sortir un futur collaborateur n’est pas une sinécure : entre le cadre de vie, l’entertainment, les offres de scolarité, et les salaires mirobolants, il faut en vouloir pour se lancer dans ce projet !!!

Cependant, moi j’y crois parce que la Provence, c’est autre chose que ça, c’est un art de vivre, la mer (celle où on peut se baigner !), la montagne à proximité, la croissance. Alors certes, le point de départ imposera de présenter ces atouts, ainsi que le niveau de vie qui justifie une rémunération moins élevée, dans le cadre d’un projet professionnel et familial, au sein d’une famille très unie qu’est Olympic Location, et non pour un patron.

Le regard et les attentes vis-à-vis des entreprises évoluent progressivement. Quel est le vôtre, quel regard porte-t-on sur votre entreprise ?

De mon point de vue, en laissant de côté les très grands groupes, le schéma de l’entreprise est en train d’évoluer notablement, en anticipation de mouvements tectoniques liés à la demande, au phénomène d’ubérisation, soit en réaction à ces mouvements, avec les aléas que cela comporte.

Je crois en l’entreprise libérée, une entreprise où la stratégie, les objectifs, les performances réelles sont lisibles et discutés par celles et ceux qui la font.

Je crois en l’entreprise commune, avec un partage de la richesse plus juste.

Je crois en la loyauté, l’intégrité de toutes et tous, sans avoir nécessité d’en avoir la preuve dans le temps. Du coup, je fais naturellement confiance, et celles et ceux qui travaillent avec moi me le rendent au centuple.

La montée en puissance de l’intelligence artificielle et la robotisation redéfinit le monde du travail tel que nous le connaissons : selon une étude de McKinsey, presque 50% des métiers seront automatisés dans la prochaine décennie, amenant chacun à porter un regard nouveau sur ce qui est compétence…ou obsolescence. Mais alors, comment redéfinir l’humanité́ face à la machine?

Comme d’habitude, les révolutions industrielles amènent leur lot de destruction de métiers, d’emplois, … et en créent autant voire plus !

Qu’on ne soit plus obligé de faire son ménage ou de salarier quelqu’un pour cela, car un robot s’en charge, ne me choque pas.

De nouveaux métiers vont se créer. D’anciens, tellement délaissés, vont redevenir tendance, et tant mieux. Et si nous avons du temps pour profiter de nos proches, nous cultiver, balader en forêt, tant mieux !!!

L’IA va nous submerger, c’est certain. Face à cela, j’ai deux réactions. La première est qu’il faut que cela se fasse depuis ici ! La Silicon Valley californienne du digital est désormais composée d’entreprises matures. Celle de demain dans l’IA, la deeptech, le quantique, la robotique pourra s’installer à Aubagne, à Istres, Marseille ou Aix. J’ai toujours préféré encaisser plutôt que payer, et là, il y a tellement à faire …

Ma deuxième réaction est liée à cette « invasion » de l’IA, telle que les partisans du pire, du « c’était mieux avant », du complot nous l’assènent … Non l’IA ne dominera pas l’être humain, du moins en l’état de notre savoir et de nos technologies. Il sera un formidable outil d’aide à la décision, un facilitateur, un exécutant de tâches sans valeur ajoutée ou d’extrême précision, mais l’homme va continuer à longtemps à décider !

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Merci beaucoup Béatrice pour ce formidable travail quotidien qui a beaucoup dû vous occuper durant le confinement … Béatrice Chakra, Bob Sinclar, même combat !

 

(C) Journal des Entreprises.

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