Court & Bref, l’entrepreneur et son entreprise avec Tony Tomei !

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Dans cette prolongation de « Court & Bref », c’est le point de vue des acteurs économiques de notre Cité Phocéenne que je décide de développer.

Géographie économique et dynamique du territoire, de l’intelligence artificielle en passant par la robotisation jusqu’à l’humain et questions sur l’entrepreneur et son entreprise.

Go Marseille, le meilleur est devant ! 😉

Avec nous aujourd’hui, Tony Tomei, Président Fondateur de « Le Club de Vins » (entreprise de négoce en Vins et Champagnes/Formation et conseils en œnologie) & Président-Fondateur du Wine’s Club, club d’affaires spécialisé en œnologie.

Bonjour Tony,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Je vous en prie Béatrice

Quelle est l’activité principale de votre entreprise ? Ses points forts et ses difficultés ?

L’activité principale de mon entreprise est le Négoce de Vins et Champagnes, le Conseil et la formation œnologique ainsi que la création d’évènements autour de l’œnologie.

Les points forts du Club de Vins résident avant tout dans une relation clients très pointue, un vrai engagement du service, une écoute active et approfondie, je dirai même une forme d’empathie envers tous nos clients, notre objectif est bien sûr, leur satisfaction, mais aussi une formidable envie de leur transmettre notre passion de l’œnologie.

Les autres points forts sont liés à notre travail de sélection des vins, avec un cahier des charges très précis, l’activité de nos fournisseurs et le rendu final doit répondre à notre charte, plusieurs conditions sont requises pour le recrutement de nos fournisseurs, notamment le volet écologique (respect la terre et des plantations/Bilan Carbone…Etc…) nos vins sont tous issus à minima de l’agriculture raisonnée, et en majorité du Bio ou de la Biodynamie, les techniques de vinification sont importantes…Etc…

Nos points forts sont aussi économiques, le schéma que j’ai utilisé en créant le Club de Vins était totalement innovant à son lancement, avec une restriction forte des coûts, tout en démultipliant la partie qualitative, et l’immense choix des vins proposés, cette condition était pour moi sinequanone !

Cela a d’ailleurs suscité la curiosité et l’intérêt du journal national ‘’La Tribune’’ qui m’avait interviewé à ce sujet !

Si vous aviez 20 ans aujourd’hui et que vous rêviez de devenir entrepreneur, quel concurrent créeriez-vous à votre entreprise actuelle ?

Le Club de Vins by Tony TOMEI.

Vous allez chez Google au cœur de la Silicon Valley rencontrer un profil qui collerait parfaitement à votre entreprise. Qu’est-ce que vous lui dites pour convaincre la personne de déménager demain et de venir travailler pour vous ?

Viens vivre tes rêves, en faisant ce que ton intuition et ton cœur te disent de faire, car eux seuls savent vraiment !

Le regard et les attentes vis-à-vis des entreprises évoluent progressivement. Quel est le vôtre, quel regard porte-t-on sur votre entreprise ?

Effectivement, mon regard sur les entreprises en général évolue, et la Crise sanitaire liée au COVID 19 y est pour quelque chose, je souhaite sincèrement que sous la pression des règles sanitaires qui s’accroit, nous ne perdions pas en qualité dans la relation Clients, et que cela n’aseptise pas les relations Humaines…

Nos clients portent un regard très intéressant sur le Club de Vins, en effet, la notion de Conseil et de qualité de service est récurrente, ainsi que le suivi précis des goûts et préférences de chacun de nos clients, avec néanmoins une volonté de leurs faire découvrir d’autres vins, afin ‘’d’ouvrir’’ leurs palais vers d’autres arômes, d’autres univers…

Mais ce qui revient toujours, c’est la grande convivialité ainsi que l’authenticité de la relation entre nos clients et le Club de Vins.

La montée en puissance de l’intelligence artificielle et la robotisation redéfinit le monde du travail tel que nous le connaissons : selon une étude de McKinsey, presque 50% des métiers seront automatisés dans la prochaine décennie, amenant chacun à porter un regard nouveau sur ce qui est compétence…ou obsolescence. Mais alors, comment redéfinir l’humanité́ face à la machine?

Effectivement cela me semble inévitable, et c’est tout à fait normal d’ailleurs que le progrès nous apporte plus d’automatisation et de robotisation, c’est même une très bonne chose !

Néanmoins, l’intelligence artificielle et autres robots ne doivent pas supplanter l’Homme, ils doivent venir en renfort dans l’exécution des tâches professionnelles ou même journalières des êtres humains.

Ce modernisme n’est appréciable que s’il apporte un gain de confort, il ne doit pas nous dicter nos actes et gestes, car nous nous retrouverions vite esclaves de notre propre modernisation…Voir pire, privés de nos libertés…

Si selon la fameuse étude de McKinsey, presque 50% des métiers seront automatisés, il faudra pour pouvoir en retirer un véritable ‘’bénéfice’’ miser très largement sur la création de nouveaux emplois et leurs formations…

Car autrement, on risquerait de générer encore plus de chômage, nous devons prendre ces avancées, comme un moyen de prendre de la hauteur sur nos métiers en nous séparant des tâches dites ‘’ingrates’’ et en favorisant l’ultra-professionnalisation, en devenant tous des techniciens supérieurs ou des ingénieurs dans nos secteurs d’activités.

Si nous procédons autrement, nous risquerons de créer l’arme qui se retournera contre nous, et l’effet initial qui est de prendre de l’avance grâce à la modernisation, aura l’effet inverse, celui de nous faire régresser.

“Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” extrait de Pantagruel (RABELAIS)

 Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Merci à vous Béatrice !

 

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