Court & Bref, Spécial Luxe avec Fabien Cowen !

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« La Mode se démode. Le style, jamais » (Gabrielle Chanel).

L’heure est à la revente. Au donc, au prêt, à l’échange. Ma forte culture mode, ma connaissance des codes du luxe et de l’univers des traditions françaises m’ont amené à connaître de belles collaborations avec Chanel Beauty, la Maison Louis Vuitton et le Groupe Chalhoub, numéro un du Luxe au Moyen-Orient. Mais aussi d’enrichir mes connaissances et compétences à l’intérieur de  ces secteurs.

Aujourd’hui, et dans un format « Court & Bref – Spécial Luxe » j’interroge les sensibles à cette thématique d’excellence. Prêt-à-porter, accessoires, joaillerie, cosmétiques, parfums et autres, tous  – ou presque tous – sont référencés dans leurs commerces. De Louis Vuitton en passant par Chanel, jusqu’à Hermès, Balenciaga et les autres, toutes ces marques font partie d’une économie parallèle, appelée « seconde main ».

Entre le Groupe LVMH (Louis Vuitton-Moët Hennessy) et Kering, on retrouve leurs pièces dans leurs boutiques à des prix…incontournables !

Avec nous aujourd’hui, Fabien Cowen,  Gérant de la boutique May 19.5. Passé par trente ans dans le secteur du Luxe,  ancien directeur de la boutique Hermès Marseille pendant 15 ans.

Bonjour Fabien,  merci de m’accorder ces quelques instants.

Comment avez-vous eu l’idée de lancer « May 19.5 » en 2016 ?

L’idée de May Lorsque j’ai quitté Hermès à un peu plus de 50 ans, j’avais le désir de créer ma propre affaire, être « maître de mon destin » Le concept May 19.5 est un mélange de pièces en créations uniques et des articles d’occasion en maroquinerie, objets déco, bijoux… L’idée était de faire vivre ces pépites une seconde fois. J’ai pensé qu’avec mes années d’expérience et ma connaissance du luxe je pouvais amener une expertise sur le marché de seconde main marseillais.

Quelle est la place du prix sur ce marché « seconde main » ?

Oui, le prix de revente est évidemment un critère mais pas uniquement, la qualité, la rareté, l’offre et la demande sont essentielles. Sans oublier l’expertise et le sérieux.

L’un des enjeux majeurs pour les Maisons de Luxe est la connaissance du client et la relation personnalisée. Qui sont les client(e)s de « May 19.5 » ?

Ce sont les mêmes que les maisons de luxe avec 75%de local, et aussi beaucoup qui ne pourraient pas investir ces sommes là sur des articles neufs. Nous voyons également une génération que j’appelle « antigaspi » soucieuse de l’environnement.

Je lis souvent des critiques relatives au Luxe mentionnant que la seconde main nuit au prestige des Maisons. Pourtant, le marché est en pleine économique parallèle, susceptible de concurrencer le marché principal. Qu’en pensez-vous ?

La seconde main est mal vue des maisons de luxe mais faites de façon sérieuse, elle ne peut pas nuire à leur prestige, c’est certes un domaine parallèle mais à ne pas confondre avec les revendeurs qui n’achètent et vendent que du neuf( avec commission).

2025, année « prédite » d’un Luxe drivé à 50% par « Les Millenials* » et les consommateurs Chinois. Comment voyez-vous l’évolution de votre commerce ?

Notre évolution dans ce métier de seconde main passe aussi par les réseaux sociaux et les influenceuses, nous devons nous adapter aussi à des clients plus exigeants, personnaliser nos ventes et services C’est encore un métier d’avenir pour les très professionnels.

Merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

https://www.facebook.com/MAY-195-1452654351431139/

 

 

Les Millenials*  ou génération Y, regroupent l’ensemble des personnes nées entre le début des années 80 et la fin des années 90.Ils ont aussi appelés les « digital natives » ayant connu l’informatique sans Internet pour certains.

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